
En 1986, à la suite de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, du césium-137, un élément radioactif artificiel, s’est dispersé sur une grande partie de l’Europe, dont la France.
40 ans plus tard, une question demeure : Que reste-t-il aujourd’hui de cette contamination dans notre environnement ?
Pour tenter d’y répondre, l’ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest), et son laboratoire indépendant spécialisé dans la surveillance de la radioactivité, a lancé fin 2025, une campagne de recherche scientifique à travers la France.
L’objectif : établir une cartographie de la présence résiduelle de césium-137 en analysant des champignons sauvages, particulièrement intéressants car certaines espèces ont la capacité de concentrer le césium présent dans les sols forestiers.
#Gars a participé à cette étude nationale!
Notre village a pu prendre part à cette campagne grâce à l’initiative de Paul et Mariana, qui ont inscrit Gars au projet et réalisé un prélèvement de champignons sauvages sur la commune.
Le 1er novembre 2025, des « pieds-de-mouton » ont ainsi été cueillis à Gars puis envoyés au laboratoire de l’ACRO afin d’y rechercher et quantifier différents radionucléides.
Après préparation de l’échantillon, celui-ci a été analysé par « spectrométrie gamma », une technique permettant de détecter avec une grande sensibilité les éléments radioactifs présents.
#Des résultats rassurants pour notre village!
L’analyse a effectivement détecté une petite quantité de césium-137, mais cette présence n’est pas surprenante : le césium-137 possède une longue demi-vie et reste encore détectable dans l’environnement français plusieurs décennies après Tchernobyl et les anciens essais nucléaires atmosphériques.
Mais c’est surtout, la quantité mesurée qui est rassurante!
Les pied-de-moutons prélevés à Gars présentent une activité en césium-137 environ 225 fois inférieure à la valeur réglementaire européenne de référence!
#Que peut-on en conclure ?
Ces résultats sont tout à fait rassurants pour le prélèvement effectué à Gars.
Ils montrent que, même si les appareils de mesure très sensibles du laboratoire détectent encore la trace laissée par les retombées radioactives anciennes, le niveau de césium-137 retrouvé dans ces champignons est faible et très éloigné de la valeur réglementaire de comparaison. Cela constitue un indicateur environnemental local particulièrement intéressant
#Une petite contribution de Gars à une grande étude nationale.
Au-delà du résultat local rassurant, la participation de Gars contribue à un projet beaucoup plus vaste.
Des citoyens de toute la France ont prélevé des champignons afin de permettre à l’ACRO de dresser progressivement une cartographie nationale de la contamination, que vous pouvez retrouver sur le site internet de l’Acro.
Grâce à l’initiative de Paul et Mariana, Gars fait ainsi partie des communes ayant contribué à cette démarche scientifique et citoyenne de surveillance et de protection de nos terres.
Une belle façon de participer, à notre échelle, à une meilleure connaissance de la qualité de notre environnement.